La Bretagne administrative : la région la moins affectée de France par la baisse de l'activité économique


07 mai 2020 - 552 vues

Baisse historique de l'activité en France comme en Bretagne

Au niveau national, l'activité économique serait en baisse d'un tiers par rapport à une situation normale. La Bretagne, avec une activité moindre de 31 %, serait la région métropolitaine la moins affectée. L'impact de la crise sanitaire en termes d'activité va de - 18 % à Mayotte à - 35 % en Corse. Des effets plus ou moins marqués de la crise dans l'économie bretonne L'agroalimentaire serait faiblement affecté (- 5 %). Comme cette activité est très présente dans la région, cela limiterait le décrochage de l'industrie en Bretagne. Les activités scientifiques, services administratifs et de soutien seraient nettement en recul (- 44 %) comme au niveau national. Mais comme elles sont moins présentes en Bretagne, la région serait moins pénalisée.

Un recul plus prononcé en Ille-et-Vilaine

L'activité baisserait de : 29 % dans le Finistère 30 % dans les Côtes d'Armor et le Morbihan 33 % en Ille-et-Vilaine L'impact serait plus fort en Ille-et-Vilaine en raison du poids plus important d'activités fortement ralenties comme les activités scientifiques, services administratifs et de soutien.

Des salariés et non-salariés très touchés

En Bretagne, 23 % des salariés et 39 % des non-salariés exercent leur emploi dans un secteur dont l'activité serait réduite d'au moins deux tiers comme la restauration, l'hébergement, le commerce ou la construction. Dans ces secteurs, 80 % de ces salariés travaillent dans des établissements de moins de 50 salariés (dont 43 % dans des établissements de moins de 10 salariés).

Très forte chute du nombre d'entreprises créées

Le nombre d'entreprises créées en Bretagne chute de 65 % en avril 2020 par rapport au mois d'avril 2019. Au niveau national, la baisse est encore plus marquée (- 71 %). En avril 2020, seulement 900 entreprises ont été créées dans la région contre 2 600 le même mois de l'année précédente. Initiée dès le mois de mars, la baisse touche tous les secteurs de l'économie.

Effets collatéraux de la crise sanitaire : consommation d'électricité, trafic routier et pollution en baisse En Bretagne, la consommation d'électricité diminue de 14 % durant les trois premières semaines du confinement par rapport aux deux semaines qui ont précédé (17 % en France métropolitaine hors Corse). La congestion routière a été divisée par 4,5 à Rennes et 2,8 à Brest le 14 avril à 17h par rapport à la moyenne observée à 17h sur toute l'année 2019. La qualité de l'air s'est améliorée : baisse de 62 % de la concentration en polluants à Rennes entre avant et après le confinement.

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article