J'y crois, j'y crois pas

27 octobre 2017
Par Radio Caroline
Depuis toujours, la Bretagne se passionne pour la magie et la sorcellerie. Le poids de la religion a sûrement joué un rôle mais peut-être pas autant que la culture celtique avec ses druides et korrigans en passant par les pouvoirs mystiques de la forêt de Brocéliande. Le Musée de Bretagne à Rennes s'intéresse à la magie et à la sorcellerie dans sa nouvelle exposition.

Avec ce double partenariat, régional avec l’EPCC Chemins du patrimoine en Finistère et national avec le MuCEM, le musée de Bretagne présente une exposition sur un thème peu commun : la magie et
la sorcellerie.


Concevoir une exposition sur un domaine aussi sensible n’est pas chose aisée, tant le sujet a pu être analysé sous le seul prisme de la rationalité ou de la science, reléguant ces pratiques au rang des
« superstitions ». S’inscrivant dans la lignée des recherches de l’ethnologue Jeanne Favret-Saada, le propos assumé de l’exposition est dès lors d’éviter tout jugement de valeur pour restituer le plus
fidèlement possible un univers complexe où les causes et les effets s’entremêlent. Le but est de faire vivre au public trois expériences : donner à voir l’invisible, entendre l’inaudible et détecter le dissimulé.
L’introduction de l’exposition est une entrée dans l’univers de la magie et de la sorcellerie par le biais de nos représentations culturelles, qui nous amène à déconstruire les clichés qu’on associe aux
phénomènes mystérieux, en particulier sur les légendes en Bretagne (lutin, elfes, etc.).


En poursuivant dans les différents espaces, le visiteur est amené à s’interroger sur ses croyances et son rapport à la magie et à la sorcellerie.
Plutôt sombre et contrastée, la première partie de l’exposition accorde une large place aux représentations et images du magique, permettant à chacun de mieux se projeter dans l’univers de la sorcellerie.
À mi-parcours, la tension est plus palpable, tons noir et blanc, rouge et noir pour signifier l’agression magique. La dernière partie offre une atmosphère plus légère et rassurante, dans des tons pastels,
en abordant protection et guérison, suggérant la fin, à priori, du malheur sorcier. Une part importante est laissée aux audiovisuels pour rendre compte de l’actualité du phénomène sorcellaire dans notre société mais aussi dans nos références culturelles (films de fiction, BD, littérature, etc.).


A voir jusqu'au 1er avril 2018 au Musée de Bretagne à Rennes

Photos